L’association Montjoie et le Département de la Sarthe ont inauguré ce mardi 30 septembre 2025 une nouvelle maison d’accueil pour enfants placés à Moitron, près de Beaumont-sur-Sarthe. Cette petite unité plus humaine est le modèle que le Département souhaite développer ces prochaines années.
« C’est beau et cela casse les codes du foyer de l’enfance », se félicite Louise Hayere, cheffe de service de la nouvelle maison d’accueil d’enfants à caractère social (Mecs) inaugurée ce mardi à Moitron dans le nord de la Sarthe. Cette structure accueille depuis mi-août quatorze enfants placés. Il s’agit d’un ancien gîte racheté par l’association Montjoie qui a investi près de 750.000 euros dans ce projet avec le soutien du Département. Le lieu comporte six chambres, cinq salles de bain, un grand salon, une salle à manger, une cuisine et un beau jardin. « C’est comme une maison de campagne. On a créé une ambiance familiale. Les enfants vont pouvoir s’y épanouir. Ils ont d’ailleurs rapidement investi leurs chambres. Cela se passe très bien« , décrit la responsable.
Cette petite unité est le modèle que le Département souhaite développer ces prochaines années. « Ces petites structures favorisent le repos en se rapprochant, autant que possible, d’une vie de famille. Il y a des chambres personnelles et des espaces de vie chaleureux qui sont des éléments de stabilité essentiels pour des enfants au parcours compliqué puisqu’ils ont été retirés de leur famille« , explique Dominique Le Mèner, le président du Conseil départemental.Le défi est immense pour le Département confronté à une hausse exponentielle du nombre d’enfants suivis par l’Aide sociale à l’enfance depuis 10 ans. Il y a actuellement 2.300 enfants placés en Sarthe, soit quasiment deux fois plus qu’en 2020. « C’est un tsunami. Le budget du département consacré à l’ASE est passé de 70 millions d’euros à 2015 à 115 millions en 2025, le nombre de signalements augmente constamment. Et il nous faut absolument trouver des réponses adaptées pour les enfants« .
Le Département va ainsi consacrer chaque année près d’un million d’euros dans la Mecs de Moitron qui fonctionne avec une équipe de neuf éducateurs spécialisés, quatre surveillants de nuit, une maitresse de maison et une cheffe de service. Elle est destinée à accueillir en priorité des fratries. « Cela va combler un manque« , explique Valérie Demarle, la directrice de Montjoie. « Nous avons un lieu d’accueil éphémère pour les fratries sur Le Mans. Mais au bout de trois mois, ils se retrouvaient séparés. Là, nous avons une solution pour qu’ils restent ensemble« .
Cette petite unité est le modèle que le Département souhaite développer ces prochaines années. « Ces petites structures favorisent le repos en se rapprochant, autant que possible, d’une vie de famille. Il y a des chambres personnelles et des espaces de vie chaleureux qui sont des éléments de stabilité essentiels pour des enfants au parcours compliqué puisqu’ils ont été retirés de leur famille« , explique Dominique Le Mèner, le président du Conseil départemental.Le défi est immense pour le Département confronté à une hausse exponentielle du nombre d’enfants suivis par l’Aide sociale à l’enfance depuis 10 ans. Il y a actuellement 2.300 enfants placés en Sarthe, soit quasiment deux fois plus qu’en 2020. « C’est un tsunami. Le budget du département consacré à l’ASE est passé de 70 millions d’euros à 2015 à 115 millions en 2025, le nombre de signalements augmente constamment. Et il nous faut absolument trouver des réponses adaptées pour les enfants« .
Le Département va ainsi consacrer chaque année près d’un million d’euros dans la Mecs de Moitron qui fonctionne avec une équipe de neuf éducateurs spécialisés, quatre surveillants de nuit, une maitresse de maison et une cheffe de service. Elle est destinée à accueillir en priorité des fratries. « Cela va combler un manque« , explique Valérie Demarle, la directrice de Montjoie. « Nous avons un lieu d’accueil éphémère pour les fratries sur Le Mans. Mais au bout de trois mois, ils se retrouvaient séparés. Là, nous avons une solution pour qu’ils restent ensemble« .




