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12 Octobre 2009

Conte – Action du sage

Il y avait une fois, en Chine, un royaume en proie à la guerre civile et à la guerre extérieure. Le roi fit venir un sage et lui demanda de ramener l’harmonie et la paix.

Le sage ne répondit rien et retourna à son ermitage au sommet de la montagne. Devant cette inaction, le roi fut très inquiet. Mais peu à peu la guerre civile s’apaisa et les envahisseurs se retirèrent… L’harmonie et la paix revinrent au royaume.

Le roi se rendit au sommet de la montagne, dans l’ermitage du sage, et dit :
« Tu es resté inactif, comment se fait il que la paix soit revenue ? »
Le sage répondit :
« J’ai fait la paix en moi et attendu qu’elle s’étende à tout le pays. »

extrait de Geneviève Manent « La relaxation au quotidien »


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20 Avril 2009
Stage Yoga à St Jacut de la Mer
Les samedi 4 et dimanche 5 avril 2009 

Les 8 membres du Yoga


Retrouver chaque jour l’esprit du yoga à partir des qualités de sa pratique.

Le yoga nous propose des attitudes à développer pour favoriser l’émergence de ce qu’il y a de plus authentique en nous. Elles sont au nombre de 8. La relation aux autres, mais aussi à soi, le corps, le souffle, la fonction sensorielle et l’accès à des niveaux de perception de plus en plus profonds regroupés sous le nom de méditation.

Comprendre et expérimenter la qualité de l’action, tout en cheminant à son rythme, a été le fil conducteur de ce stage.


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16 Avril 2009

Chance, Malchance ...


Il y avait, dans un village, un homme très pauvre qui avait un très beau cheval. Le cheval était si beau que les seigneurs du château voulaient le lui acheter, mais il refusait toujours.
 
"Pour moi ce cheval n'est pas un animal, c'est un ami. Comment voulez-vous vendre un ami ?" demandait-il.
 
Un matin, il se rend à l'étable et le cheval n'est plus là.
 
Tous les villageois lui disent : "On te l'avait bien dit ! Tu aurais mieux fait de le vendre. Maintenant, on te l'a volé... quel malchance !"
 
Le vieil homme répond "Chance, malchance, qui peut le dire ?"
 
Tout le monde se moque de lui. Mais 15 jours plus tard, le cheval revient, avec tout une horde de chevaux sauvages. Il s'était échappé, avait séduit une belle jument et rentrait avec le reste de la horde.
 
 "Quelle chance !" disent les villageois.
 
Le vieil homme et son fils se mettent au dressage des chevaux sauvages. Mais une semaine plus tard, son fils se casse une jambe à  l'entraînement.
 
"Quelle malchance !" disent ses amis. "Comment vas-tu faire, toi qui est déjà si pauvre, si ton fils, ton seul support, ne peut plus t'aider !"
 
Le vieil homme répond "Chance, malchance, qui peut le dire ?"

Quelques temps plus tard, l'armée du seigneur du pays arrive dans le village, et enrôle de force tous les jeunes gens disponibles.
 
Tous... sauf le fils du vieil homme, qui a sa jambe cassée.
 
"Quelle chance tu as, tous nos enfants sont partis à la guerre, et toi tu es le seul à garder avec toi ton fils. Les nôtres vont peut-être se faire tuer..."
 
Le vieil homme répond "Chance, malchance, qui peut le dire ?"
 
    
Le futur nous est livré par fragments. Nous ne savons jamais ce qu'il nous réserve. Mais une expectation positive permanente nous ouvre les portes de la chance, de la créativité, et nous rend plus heureux.
   

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12 novembre 2008

Biographie de Krishnamacharya

Krishnamacharya  commence à parler et écrire le Sanskrit dès l'âge de cinq ans.
Sa famille part s'installer à Mysore la deuxième plus grande ville de l'état indien du Karnataka, où Krishnamacharya peut commencer une instruction plus formelle. À l'âge de dix-huit ans, il quitte la maison familiale pour aller à l'université de Bénares, la ville aux centaines de temples. Tandis qu'à l'université il concentre ses études sur la logique et le Sanskrit, il travaille auprès de Bramhashri Shivakumar Shastry, un des plus grands grammairiens.
Après avoir quitté l'université, il retourne à Mysore où il étudie le Védanta , une philosophie issue de la tradition ancienne de l'Inde qui se consacre à la "finalité de l'existence". Il apprend aussi à jouer de la veena, un genre de violon traditionnel.

 En 1914 il retourne à Benares pour suivre des classes à "Queens College". Pendant la première année il n'a que peu d'aide financière de sa famille. Aussi, afin de manger, il suit les règles qui ont été établies pour des religieux : seulement approcher sept ménages chaque jour et offrir une prière en échange de la farine de blé que l'on mélange avec de l'eau pour en faire des galettes.
Krishnamacharya quitte "Queens College" pour étudier la philosophie Védique à l'université de Patna.

Pendant toute cette période il continue à pratiquer le yoga que son père lui avait enseigné. Plusieurs de ses professeurs, constatant ses aptitudes, l'encouragent et l'aident.
Pendant les périodes de vacances, il part en pèlerinages dans l'Himalaya.
Lors d'un de ces voyages il décide d'aller rencontrer Sri Ramamohan Brahmachari, un professeur de yoga vivant  et enseignant dans une caverne au pied du mont Kailash. Il y passe sept ans à étudier les yoga Sutras de Patanjali, les asanas, le pranayama, et les aspects thérapeutiques du yoga.
Comme la tradition le veut, à la fin de ses études, Krishnamacharya  a demandé à son professeur quel paiement lui conviendrait . Ramamohan a répondu qu'il souhaite seulement que  Krishnamacharya se marie, élève ses enfants et devienne professeur de yoga.

Quittant le Tibet, Krishnamacharya retourne en Inde du Sud étudier l'Ayurveda, la pratique médicale traditionnelle de l'Inde, et Nyaya, une école Védique de la logique.

 En 1924 il est invité à ouvrir une école de yoga par le maharaja de Mysore, qui voyait le yoga comme une aide pour traiter ses nombreux maux. Il y  enseigne jusqu'en 1955.
Le maharaja était si impressionné par Krishnamacharya qu'il l'a invité à enseigner à la famille royale et lui a donné l'aile d'un palais voisin pour y faire une école de yoga.
Plusieurs de ses étudiants, à ce moment de sa vie, étant des garçons robustes, il a développé un modèle dynamique de yoga visant à construire la force et la vigueur qui est connue aujourd'hui au travers du Ashtangavinyasa Yoga.
Il devient bientôt le conseiller du maharaja, autant recherché comme instructeur que comme guérisseur.
Après l'indépendance de l'Inde le maharaja est détrôné, ce qui met fin à l'aide que recevait Krishnamacharya.

Après avoir quitté Mysore, Krishnamacharya se rend à Bangalore pour deux années puis il est invité par un célèbre avocat à Chennai, une des plus grandes villes de l' Inde, pour l'aider à guérir d'une paralysie.

À l'âge de 60 ans, la réputation de Krishnamacharya d'être un professeur strict et intimidant s'est maintenant adoucie, il a développé un côté compatissant et plus doux de l'enseignement.
 Krishnamacharya habite et enseigne à Chennai jusqu'à sa mort en 1989 à l'âge de 101 ans.

Bien que beaucoup l'aient considéré comme un maître de yoga, lui a continué à s'appeler "étudiant" parce qu'il estimait qu'il devait toujourss explorer et expérimenter.

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24 octobre 2008

L'harmonie dans la pensée indienne


La préoccupation première de la pensée indienne a de tout temps été la position de l'homme par rapport à l'univers et plus précisément la dualité de sa condition.

D'une part l'asservissement aux conditions physiques et matérielles, et d'autre part l'aspiration à un dépassement de ces conditions. Ces deux aspects fondamentaux du problème humain ont orienté toutes les recherches au cours des siècles.

Le but ultime est la quête d'une harmonie, d'une unité corps et esprit.   

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19 octobre 2008

"Le yoga : origine et histoire" par B. Sergent


"Je crois pouvoir synthétiser sous la forme suivante :

a) La source principale du yoga est assurément le tapas pratiqué par de grands brâhmanes à l'époque « védique ». Ce tapas, consistant en épreuves qu'ils s'imposaient, leur conférait des pouvoirs surnaturels. À son tour, il poursuit d'anciennes conceptions qualifiables d'indo- européennes, puisqu'on en trouve des expressions dans d'autres cultures indo-européennes anciennes.

b) Lorsque les Indo-Arya s'étendent dans la plaine du Gange, ils se mêlent à des populations de culture est-asiatique, pratiquant le chamanisme. Ni les uns ni les autres ne devaient être très nombreux lorsque se fait cette interpénétration culturelle, mais la mise en culture de la plaine du Gange multiplie la population ; dans ce nouveau peuple, les éléments tibéto-birmans et munda jouent un important rôle idéologique mais aussi économique : ils apportaient à la culture arya des éléments orientaux, avant tout le riz. C'est ainsi que de nombreux mythes et des conceptions chamaniques entrent dans la constitution de la culture indienne.

c) Des phénomènes sociaux, liés assurément à cette croissance démographique et à la constitution d'États, entraînent une revendication des castes inférieures aux brâhmanes à participer de leurs privilèges. Bouddhisme et jaïnisme l'expriment, par une rupture qui s'approfondit rapidement, tandis qu'une vague de fond populaire impose progressivement au brahmanisme une synthèse visant la délivrance « en cette vie » : c'est le yoga, formé d'un tronc principal brahmanique – le tapas, ses pratiques et ses pouvoirs – complété d'une conception largement chamanique de l'âme et de ses capacités à se séparer du corps et à voyager au loin.

d) À l'époque des empereurs bouddhistes, les bouleversements entraînent, de la part des couches sociales idéologiquement dominantes, les brâhmanes, d'importantes concessions aux revendications populaires. Ainsi naît l'hindouisme, avec l'arrivée brutale sur le devant de la scène de cultes de dieux et, corrélativement, du yoga, qui va en quelques siècles croître en puissance et se diversifier à l'infini.
"

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15 octobre 2008

Lu sur Wikipedia

Le Yoga est une discipline issue de l'Inde védique visant, par la méditation, l'ascèse morale et les exercices corporels, à réaliser l'unification de l'être humain dans ses aspects physique, psychique et spirituel.

Le yoga se pratiquait déjà vers le IIIe millénaire avant notre ère. Vers le IIe s. av. J.-C. en rédigeant les Yoga-Sûtra, Patañjali systématise la philosophie du yoga en réalisant une synthèse de toutes les théories sur la pratique intérieure.


    « Le yoga n'exclut pas le plan métaphysique du plan physique et du plan mental. Il ne sépare pas fondamentalement la matière de la pensée. Sa méthode englobe toute la connaissance, la structure du monde apparent, la formation de la pensée, le rôle de l'énergie qui donne naissance à l'un et à l'autre, et, au-delà, la puissance énergétique et créatrice dont le monde est issu.

  

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