Sarthe. L’agrément d’une assistante familiale retiré à cause de « difficultés » récurrentes

, Sarthe. L’agrément d’une assistante familiale retiré à cause de « difficultés » récurrentes
, Sarthe. L’agrément d’une assistante familiale retiré à cause de « difficultés » récurrentes
Voir mon actu

Le tribunal administratif de Nantes a rejeté la requête d’une assistante familiale de Lavernat, près de Château-du-Loir (Sarthe), qui s’était vu retirer son agrément en 2021 par le Département de la Sarthe en raison de ses « difficultés » dans l’accueil des personnes âgées ou handicapées qui lui étaient confiées.

Madame XXX réclamait près de 16 000 € en réparation des « préjudices » en lien avec cette « décision illégale » et 3 000 € de frais de justice.

Les manquements professionnels de l’assistante familiale

Elle faisait valoir, notamment , que cette décision était entachée de plusieurs « vices de procédure » et d’une « erreur d’appréciation ».

Mais le Département de la Sarthe avait relevé plusieurs « manquements » dans sa pratique professionnelle, objecte le tribunal administratif de Nantes dans un jugement en date du 7 décembre 2023 qui vient d’être rendu public.

Des vaccins injectés sans habilitation pour le faire

« L’époux de la requérante aurait, selon ses propres déclarations (…), pratiqué sur deux (…) personnes accueillies un vaccin antigrippal sans être habilité à le faire », citent d’abord en exemple les juges.

Cet éleveur de chevaux avait eu d’autres « initiatives inadaptées » puisqu’il avait « par exemple voulu tester l’abstinence d’une des personnes accueillies en laissant à dessein des verres d’alcool sur une table ».

À lire aussi

Des remplacements par des personnes sans agrément

Vidéos : en ce moment sur Actu

Madame XXX avait aussi laissé une personne placée sous tutelle « à sa famille », pendant une absence de quatre jours en mai 2021, le tout « sans en aviser ni le tuteur ni le Département ».

Une remplaçante sans agrément

Pour les deux autres personnes qu’elle était autorisée à accueillir à son domicile de Lavernat, l’assistante familiale s’était fait « remplacer » par « une de ses amies qui n’avait aucun agrément ».

Pour sa défense, la requérante avait nié l’existence des vaccinations faites par son mari : ses propos tenus devant les inspecteurs « relevaient de l’humour » et les vaccins avaient bien été faits « par un médecin ».

Mais « les éléments qu’elle produits permettent seulement de justifier de la réalisation, par ce médecin, des vaccins antigrippaux pour les années 2014 et 2015 », objecte le tribunal administratif de Nantes.

À lire aussi

Concernant ses absences, Madame XXX avait mis en avant « l’indisponibilité de dernière minute de l’accueillante familiale d’abord sollicitée » et le fait qu’elle avait « confiance » dans « l’amie » à qui elle avait finalement confié les personnes accueillies.

Mais là encore « la circonstance que Mme XXX ne prendrait des congés qu’à titre exceptionnel ne saurait pas davantage justifier cette attitude », répondent les juges nantais. « Il lui appartenait, en l’absence d’urgence (…), de solliciter le Département pour la mise en place d’une solution de remplacement temporaire (…) ou, à défaut, de différer son départ. »

Des activités inadaptées

Surtout, l’ancienne assistante familiale est dans le « déni » de ses « difficultés » puisque son « défaut d’adaptation, d’organisation et d’aptitudes » pour exercer ce métier avait déjà été pointé par le passé : des « injonctions » à remédier à ses « carences » dans la « protection de la santé » des personnes accueillies et à son « défaut de communication » lui avaient été faites en 2015 et 2018.

« Les nouvelles difficultés rencontrées en 2020 sont le signe d’une difficulté à faire évoluer ses pratiques » considère donc le tribunal administratif de Nantes. « La requérante (…) ne peut nier l’existence des précédentes injonctions. Les activités proposées (…) aux personnes accueillies sont limitées, peu variées voire inadaptées à leur âge et leur état de santé. »

À lire aussi

Une personne « placée sous oxygénothérapie » avait par exemple été « contrainte de lacer les chaussures de l’époux de la requérante » ; il avait aussi dû « aider dans les soins aux chevaux » cet éleveur équin.

« La requérante, dépourvue de permis de conduire, est dépendante de son mari pour ses déplacements, ce qui limite de fait la possibilité d’organiser des sorties (…), notamment pour conduire un des résidents à la bibliothèque », ajoute le tribunal.

Elle était par ailleurs « aidante familiale » auprès de son mari, lui-même handicapé, ce qui était « susceptible d’obérer sa disponibilité » auprès des personnes accueillies.

« Un état d’hygiène et vestimentaire douteux »

La « présence de linge souillé » a aussi été remarquée par les services du Département dans la chambre des résidents, et l’assistante familiale ne les a « pas informés » de l’hospitalisation de l’un d’entre eux « pendant près d’un mois ».

Son matériel d’oxygénothérapie était d’ailleurs « mal entretenu », constatent les juges administratifs, et une autre personne accueillie « présentait un état d’hygiène et vestimentaire douteux ».

La requérante a au demeurant été « incapable de retrouver la carte Vitale et la carte de mutuelle d’une personnes accueillies », elle « ne tient pas rigoureusement à jour le carnet d’accueil » et « un rendez-vous médical (…) n’a pas été honoré » souligne le tribunal administratif de Nantes.

À lire aussi

« Mme XXX se borne à soutenir que les activités (…) sont adaptées à l’âge et à l’état de santé des personnes accueillies qui ont exprimé leur satisfaction et souhaitent continuer à vivre à son domicile », relèvent les juges.

Elle souligne aussi que le Département « n’ignorait pas » qu’elle n’avait pas le permis et que son « défaut de communication » résulte en fait d’une « perte de confiance » suite au retrait d’agrément, un temps suspendu temporairement par la justice.

Mais « les dysfonctionnements et négligences constatés (…) présentent un caractère de gravité certain », retient au final le tribunal. « Ils permettent de considérer que Mme XXX n’est plus en mesure de garantir la sécurité et le bien-être des personnes. »

MJ (PressPepper)

Suivez toute l’actualité de vos villes et médias favoris en vous inscrivant à Mon Actu.

L’équipe yogaensarthe.fr vous offre cet article qui traite du thème « Yoga en Sarthe ». L’écrit de départ se veut reconstitué du mieux possible. Afin d’émettre des remarques sur ce dossier sur le sujet « Yoga en Sarthe » prenez les contacts affichés sur notre site internet. yogaensarthe.fr est une plateforme numérique qui rassemble différents journaux publiés sur le web dont le thème central est « Yoga en Sarthe ». En consultant de manière régulière nos pages de blog vous serez au courant des prochaines publications.

YOGA EN SARTHE
Résumé de la politique de confidentialité

Ce site utilise des cookies afin que nous puissions vous fournir la meilleure expérience utilisateur possible. Les informations sur les cookies sont stockées dans votre navigateur et remplissent des fonctions telles que vous reconnaître lorsque vous revenez sur notre site Web et aider notre équipe à comprendre les sections du site que vous trouvez les plus intéressantes et utiles.